14/02/2019 Vie scolaire

Comme chaque année le Lycée des Catalins s’associe au Téléthon. Cette année au travers de l'atelier, les élèves ont souhaité exploré, le corps, le muscle, le mouvement tel qu’ils furent représentés par les artistes de la Renaissance, au 15 ème siècle.


Au travers de reproductions d'œuvres dessinées ou sculptées de Léonard De Vinci et de Michel-Ange, sous forme de fragments ou d'agrandissements, nous avons abordé la composition, la construction, le trait, les valeurs d'ombre et de lumière…

« Esquisse et composition » d'après une sculpture de Michel-Ange, Le Jour (figure allégorique), Chapelle des Médicis à Florence, Italie, vers 1526-1531 Jade a cherché à traduire graphiquement la torsion du buste du personnage qui symbolise le jour. Technique utilisée : debout, sur chevalet, fusain et peu ou pas de gomme. Les traits de construction qui dans un premier temps servent à mettre en place le dessin, ne sont pas effacés et constituent au contraire une matière graphique qui enrichit le résultat final. « Fragment quasi abstrait... » d'après une sculpture de Michel-Ange, L'Aurore (figure allégorique), Chapelle des Médicis à Florence, Italie, vers 1524-1527 Cameron a choisi de travaillé sur la composition géométrique et sa cohérence interne, plutôt que sur la représentation figurative. Technique utilisée : debout, sur chevalet, fusain et pas ou peu de gomme. Les traits de construction qui dans un premier temps servent à mettre en place le dessin, ne sont pas effacés et constituent au contraire une matière graphique qui enrichit le résultat final. « À quatre mains », d'après Michel-Ange, Nu de dos, vers 1504 Cameron et Luc ont travaillé ensemble sur ce dessin, et chacun de la main droite et de la main gauche ; ils ont croisé leurs interventions et leur ressenti afin d'obtenir une unité. Technique utilisée : debout, dessin vertical accroché sur le mur, fusain, craie blanche et papier de couleur. Le papier recyclé ocre clair, apporte une nuance de plus ; nous avons ainsi trois valeurs et leurs intermédiaires : le noir du fusain ou le rouge de la sanguine pour les ombres les plus fortes, le blanc de la craie qui ressort sur le fond ocre pour les lumières, et l'ocre du papier pour la valeur médiane. Regardez les dessins de la Grotte Chauvet ; il y a 36000 ans, les hommes des gorges de l'Ardèche ne dessinaient pas autrement… Ainsi nous dessinons en premier lieu, des formes, des correspondances spatiales entre les formes, des ombres, des lumières, tous éléments picturaux dont naîtra un corps en l'occurrence, ou tout autre sujet figuratif ou non.